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A quoi Ça sert ton blog ?
Mes proches me font souvent cette réflexion ! Pourquoi exposer sa vie sur le net, au monde entier ?
Je répond que ça sert à rien... A rien du tout !
Comme tout ce qui ne sert à rien et qui existe quand même, qui se fait quand même.
Je pourrai te retourner la question... Qu'est ce qui sert à quelque chose ?
"A quoi tu sers ? ... Pourquoi t'es là ? ...
Pourquoi t'es fait ? ..."
Ce bog, se ne sont que des mots !
"Les mots, les mots sont immobiles, triés, rangés, classés...
Swinguer les mots, ne surtout pas toujours les réfléchir...
Les mots font l'émotion ... écoute-les bien rythmer nos déraisons... "
Citation Jean-Jacques Goldman - A quoi tu sers ?
C'est l'une des grandes absurdités de la conscience humaine !
Pour croire que tout ça sert à quelque chose. Il faut croire en Dieu pour cela !
Si non, rien de rien ne sert à rien...
Si ce n'est d'être ouvert au monde, ne pas être seul, caché, seul, isolé derrière son écran... Réduire sa vie pour en garder le meilleur et le faire goûter, découvrir...
Ça sert à croire que j'existe...
Ça sert à croire que je fais parti de ce monde...
Aujourd'hui, je rajouterai à ma réfléxion cet excellant extrait du prologue du roman d’Alexandre Jardin « Chaque femme est un roman » ; Garder des traces écrites de ma vie mais plus largement de nos vies et faire front pour les rendre accessibles à tous en les publiant est un geste d'amour même si cet exercice suscite parfois des colères et des incompréhensions. Dans l’extrait suivant, Alexandre Jardin décrit fort bien cet antagonisme.
« … des fumets de vendetta. Surtout lorsqu’elle vire à l’hémorragie de sincérité. Qui peut tolérer d’être décrit ? Surtout par un lascar convaincu que l’exactitude masque la vérité. Peut-on ressusciter un être aimé en publiant ses mensurations précises, l’hygrométrie de son haleine et la circonférence de sa vessie ? L’exigence d’authenticité entraîne d’inévitables correctifs, ces retouches qui empêchent le pointillisme historique d’étouffer l’émotion vraie. Question d’honnêteté. L’irréfutabilité des faits n’a jamais crée un atome de véracité. Pour le reste, chacun devine que la vérité n’est qu’un puzzle de menteries sur lesquelles tout le monde s’accorde. »
« … d’une impudeur insoutenable pour ma famille. J’y ai mis la vérité la moins pacifiée de mes ans, espiègle et rieuse. Des escadrons de cousins émouvants m’ont –légitiment – pris en chasse. Naturellement, je hais (très provisoirement, je ne suis pas doué pour l’animosité durable) tous ceux que j’ai hélas offensés par mes croquis légers. Il faut bien détester chez les autres ce que l’on ne réussit pas à exécrer en soi. Fourbu de compliments et d’engueulades claniques, … je redoute son jugement. » Celui de sa mère, qui lui confit plus loin,
« - Quand on aime les êtres, il ne faut pas les protéger. Je déteste les familles où l’on se contrôle les uns les autres. La famille, ça doit rester un endroit de liberté, de parole déréglementée. Et d’humour. Ton texte, cette marqueterie d’à-peu-près et d’émotions vraies, est insupportable ; je n’ai jamais autant appris à t’aimer… »
:)) Ton blog est vraiment bien et drôle à certain endroit.
Enfin un blog intéressant.
J'espère qu'on se verra un jour car j'aimerai te connaître. a+
Posté par Isabelle le dimanche 29/04/2007 à 12h25.



