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Mes heroïnes

Heraut de mes maux, heraut de mots dont je vous demande le pardon

 

Niflette

L’origine de "niflette" serait "ne flete", qui veut dire "ne pleure pas"... car la niflette ne veut pas uniquement dire qu’on a un bon rhume.

C’est donc une délicieuse pâtisserie spécifique au jour de la Toussaint... et spécifique à la ville de Provins et ses alentours.

On dit que déjà au Moyen Age, dans la fourmillante cité de Provins, on se régalait de ces petits gâteaux feuilletés garnis de crème pâtissière… Plus surement, il s’agissait alors de petits gâteaux fait à base de bouille et d’eau de fleur d’oranger. Ils étaient distribuées à la sortie de l'église le jour de la toussaint aux enfants pauvres qui, cause du froid avaient la goutte au nez afin de leur offrir un peu de chaleur.

Dans les années 1800, les chroniques rapportent que se sont les orphelins de la ville qui vendaient les niflettes devant les cimetières le 2 novembre, jour des morts, pendant que les personnes aller fleurir les tombes (de nos jours les gens y vont plus le 1er que le 2) ce qui leurs faisait un peu d'argent.
D’autres racontent que les niflettes étaient distribuées ses jours-là aux orphelins pleurant sur les tombes de leurs parents.

Cette spécialité de la ville de Provins s'est peu à peu répandue dans toute la Seine-et-Marne, tout en restant typiquement provinoise. Les niflettes ont peu à peu envahirent les rues où elles étaient vendues par les enfants qui les portaient dans un panier autour du cou : un sou la petite, deux sous la grosse, tout en chantant une chanson appropriée :

Voilà mes p'tites, voilà mes grosses

Voilà mes petites niflettes toutes chaudes

C'est mon maître qui les fabrique

Pour contenter toutes ces pratiques

Arrivez petits et grands

Elles sont toutes chaudes et toutes bouillantes.

De nos jour, on peut trouver des niflettes de mi-octobre à mi-novembre, mais dans les pâtisseries, boulangeries… et elles ont toujours la fleur d'oranger ; ce n'est plus de la bouillie mais plutôt un flan nature, au rhum ou à la fleur d’oranger.

Par tradition, elles se vendent treize à la douzaine ! Il faut dire, à la décharge des gourmands, que le risque est grand de ne pouvoir s’arrêter d’en manger... Et il faut en profiter, ce n’est qu’une fois l’an ! D’ailleurs, Il n’est pas rare que ceux qui ont quitté la région s’en fassent livrer pour se régaler d’un petit bout de chez eux !

La niflette se déguste tout au long de la journée... les petits vendeurs d’antan la vendaient toute chaude, presque brûlante... et les vrais connaisseurs continuent de l’apprécier comme ça, chaude et croustillante !!

Voir également la recette des niflettes

 

 

 

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