24 ième PRIX CYCLISTE INTERMARCHÉ - BRICOMARCHÉ
Dimanche 27 Juillet 2008
Une organsisation du Guidon Provinois - Provins - 77160
Ouvert aux 3ième catégorie, Junior et Départementaux Open.
Le circuit :
Provins rue Maréchal de Lattre de Tassigny, à gauche, Barrault St Avout, D 236, St Brice, D 78, D 74, Provins, Rue Maréchal de Lattre de Tassigny.
Circuit de 12 km 500 à parcourir 8 fois soit 112,5 km.
Le profile :
Dossards : Parking Bricomarché
Départ Fictif / Réel : 14 h 30, rue Maréchal de Lattre de Tassigny.
Arrivée : Même endroit
Arbitres :- RIBON Roger.... et juge à l'arrivée.
Ce dimanche, Le Guidon provinois organise sa grande course annuelle, le Prix Intermarché-Bricomarché dont le départ aura lieu à 14 h devant les magasins du même nom, partenaires de l'événement.
L'arrivée se fera au même endroit après un petit tour par Saint-Brice, Richebourg, la descente de la rue du Moulin de l'étang, environ trois heures plus tard et après neuf tours de 12,5 km chacun. La course est ouverte aux juniors qui « marchent » bien cette année, à la 3e catégorie et à la départementale 1 Open. Au final, il n'y aura qu'un seul classement, mais une coupe sera remise par catégorie et une quatrième pour le prix d'équipe. Une centaine de compétiteurs, comme l'an dernier, seront présents sur la ligne départ, dont six coureurs du Guidon provinois.
Nicolas Dalle ne participe malheureusement pas car il n'a pas pris la licence Open cette année. Un junior du club sera de la partie, Bruno de Almeida, avec à ses côtés son père, José Manuel qui court également. La course est limitée à 150 coureurs même si c'est la seule course en Ile-de-France de tout le week-end.
Sur les 2 000 € qu'elle coûte, 800 € de droits sont versés à la FFC. Comme dans chaque course, il y a près d'une vingtaine d'absents lors de la remise des dossards à 13 h 30, ceux qui veulent s'engager au dernier moment pourront le faire sur place. C'est la seule course d'Ile-de-France. Tous les clubs de la région y participent : Créteil, La Ferté-Gaucher, Coulommiers… Cette course est bien perçue par les cyclistes, c'est un classique de la région avec un beau parcours bien sécurisé.
Quand on évoque le sujet brûlant de l'été, le dopage chez les coureurs du Tour de France, Yvon Coffre, président du Guidon provinois et créateur de la course ne cache pas ses sentiments, lui qui baigne dans le cyclisme avec ses vingt coureurs du club. « À notre niveau, il y a des contrôles antidopage mais très peu. Cela coûte trop cher, environ 500 € par coureur. Il n'y a pas d'argent en jeu alors nous n'avons pas de problème comme au Tour de France. Quand il y a une course dans nos catégories, ils tirent tous la langue en arrivant. Je pense qu'ils sont sur la bonne voie avec les contrôles. Il faut qu'ils continuent et que les contrôles soient faits aussi dans les autres sports » déclare-t-il.
Chez les Coffre, le guidon c'est une affaire de famille et on le suit à une pédale près. Nadine, la femme d'Yvon s'occupe des fiches d'engagement pour les courses et regarde le Tour de France en faisant son tricot.Leur fils pratiquait la course en 2e catégorie. Aujourd'hui, il s'entraîne moins, faute de temps, mais se rend quand même au travail à quelque 25 km de son domicile chaque jour.
Des coureurs qui ne perdent pas les pédales.
Alors parfois en fin de saison (la saison cycliste se situe de mars à mi-octobre), il peut y avoir une overdose de deux roues chez les Coffre. « Au mois d'octobre, on en a un peu marre, mais comme il n'y a personne pour prendre la suite, on tient bon » déclare Yvon Coffre. Alors ils continuen de rouler avec passion et ne perdent pas les pédales…
Article de Barbara Baudin et paru dans l'Est Eclair du 26 juillet 2008.

Chronique d’un désastre annoncé.
Avec dans les rôles des coureurs du Guidon Provinois (de gauche à droite) André, Fabrice, José, Bruno, Mathieu, Etienne.
Heureusement que le comité de l’île de France avait fait une erreur sur le nombre de tour à effectué ; de neuf prévus par monsieur Coffre et le Guidon provinois, les commissaires annoncent seulement huit tours soit un peu plus de 100 km à effectuer. A y repenser, je ne voie pas ce que cela aurait changé ; en première ligne au départ, je suis le seul à franchir la ligne d’arrivée, seul, épuisé, déçu, sans gloire puisque à plus de 10 minutes du vainqueur. Pourtant le début de course avait plutôt té correct. Je m’étais même glissé dans la première grosse échappée partie dans le second tour. Courte illusion que celle-ci puisse aller au bout. Nous sommes repris.

Les tours suivants sont une lente descente aux enfers…. Lentement, imperceptiblement, je glisse vers l’arrière. Je sens que j’ai de plus en plus de mal dans la bosse, surtout pour relancer à la sortie de Saint Brice, là où ça fait le plus mal jusqu’à la ferme de Champlodot. Il fait chaud, très chaud… C’est même une atmosphère lourde et moite. Par cette chaleur, j’ai fait la connerie de mettre trop de boisson énergétique désaltérante. Trop sucrée, elle m’écœure au point d’en avoir des renvoies.
Cinquième tour, à l’avant de la course, la bonne échappée semble être partie. Etienne est en chasse patate et tente coûte que coûte à revenir sur la tête de course. C’est sans compter sur la réaction du peloton sous l’impulsion d’Auber 93 décidé à rentrer. Une seconde couche dont l’accélération m’est fatale… à moi et à quelques autres. J’explose complètement sur le plateau. Je suis dans le rouge et je n’arrive pas à m’en remettre.
A Richebourg, je rattrape Bruno. Merde ! Il avait pourtant fait le plus dur après la bosse. En fait, il s’est fait prendre dans des cassures. Il est furieux et quelque peu démobilisé maintenant qu’il est lâché du cœur de la course. Jean-Yves qui ne fait pas la course vient à notre aide pour tenter de revenir dans la course. A six, est-ce possible ? Non ! Malgré nos bons relais. Le tour suivant, je me retrouve seul avec Jean-Yves à la sortie de Saint Brice. Bruno ne se bat plus ! Je continue alors seul tandis que Jean-Yves retourne le chercher.
Deux tours seul… Je reprend et dépasse quelques groupes, des coureurs qui mettent pied à terre et d’autres qui rentrent à leur voiture.
A plus de 10 minutes du vainqueur, j’arrive alors que déjà les bénévoles démontent les banderoles. Les bouquets ont déjà été remis et le parking s’est déjà vidé de plus de la moitié de ses voitures.



